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AVIS ET CRITIQUE

Merci l'euthanasie

À propos de À contre-sens 2 : Londres

La critique

Je passe sur le fait qu'ils ont décidé de pondre un second volet encore plus long. J'annonce officiellement que c'est le tout premier film de ma vie que je regarde en vitesse x2.40 et x3. Comprenez bien que je n'avais aucune envie de faire une review classique pour aligner des banalités type "c'est moche et c'est con". À la place, j'ai préféré noter mes réflexions brutes pendant ce visionnage qui a été une véritable épreuve mentale.

Réflexion 1 : Les gens prennent vraiment du plaisir à regarder des bourgeois déconnectés chialer pour des problèmes de cœur ? On n'a pas déjà assez de vrais problèmes dans nos vies pour s'infliger leur superficialité crasse ?

Réflexion 2 : Pourquoi le démarrage des bagnoles est filmé comme des scènes de cul ? Le minimum c'est d'assumer. Regardez Titane, là au moins ils vont au bout du délire !

Réflexion 3 : Ils ont plagié le principe du match final de Challengers, le talent en moins. C'est franchement lamentable.

Réflexion 4 : On dirait un roman porno de la Nikkatsu. Y'as bien les scènes de sexe toutes les 10 minutes, mais il n'y a absolument aucune originalité ni créativité pour meubler les entre-deux.

Réflexion 5 (33:06) : PUTAINNNN ÇA Y EST ILS ONT MIS UN VERTIGO PUTAIN JE SUIS HEUREUX ! ILS ONT LU MA PRÉCÉDENTE REVIEW DANS LAQUELLE JE DÉPLORAIS LE MANQUE DE PLANS COMME ÇA ! OUAAAAAAIS !

Réflexion 6 : Deuxième vertigo... wtf. Calmez-vous !

Réflexion 7 : Aucun effort sur les parallèles. C'est d'une lourdeur !

Réflexion 8 : La réalisation est insupportable, ils nous sortent toute l'artillerie du yesman de base : le mode clip vidéo. Filmer avec du "dynamisme" artificiel, ça passe partout, c'est fonctionnel, mais ça manque tellement de grandiose. Le potentiel de base est énorme, mais là, on en viendrait presque à regretter Michael Bay !

Réflexion 9 : C'est quel niveau de déconnexion de la réalité ? À quel moment, quand tes parents se remarient, ta seule crise d'ado c'est alcool (ok), drogue (ok...) et courses de voitures illégales ???(pas ok du tout !!!) Je ne comprendrai jamais comment on peut aimer regarder ça alors qu'une bonne partie du public galère juste à boucler ses fins de mois. La méritocratie n'existe pas. Réveillez-vous ! Je me permets de caler ça ici : "Look at people who came from nothing and became successful like entrepreneurs or celebrities." Those are exceptions, idiot. That's why they're on TV. For every one person who makes it out, millions stay stuck because they never had the same luck.

Réflexion 10 : Le réalisateur a dû lire On ne badine pas avec l'amour sans jamais capter la subtilité des dialogues et de la réflexion. Dans À contre-sens, c'est juste du badinage amoureux ultra-vide. Si Musset voyait ça, il se tuerait une deuxième fois.

Et le live-watch des time-codes en bonus :

14:50 : Donc là, à aucun moment les producteurs et les scénaristes se sont dit que leur "plot twist" majeur / obstacle à la relation sautait tellement aux yeux que c'en est embarrassant ?

55:30 : Ma prédiction : baise des deux côtés. (Bon, finalement bisous d'un côté, baise de l'autre. Raté à moitié).

01:05:40 : Expliquez-moi comment les mêmes personnes qui hurlent au féminisme sur les réseaux peuvent regarder cette merde patriarcale, possessive et misogyne ? "You're mine". Sérieux... 💀

Tout ça pour ça. 2 heures de vide intersidéral avec une morale de bourgeois toxique, des bagnoles qui font vroum vroum et une mise en scène clipesque. Spoiler : quand on ne sait rien faire avec une caméra, la bouger à outrance dans tous les sens ne remplace pas une vraie compréhension de son sujet.

C'est donc un ½ pour la note globale de base, et je rajoute ½ pour chaque vertigo, ce qui fait un total de ★½ pour cette immense purge à qui je souhaite un plantage stratosphérique.